Seule mais je continue à me battre

12 01 2010

Le tribunal m’a envoyé une lettre qui dit que j’ai le statut de victime et que maintenant, il faut que je me trouve un avocat. J’ai droit à l’aide juridictionnelle puisque je ne travaille pas. C’est un autre combat. Ma psychologue m’a conseillé d’aller voir une association  qui aide les victimes dans leur démarche, c’était de la merde. J’y suis allée toute seule. Ils ont pris mes coordonnées, ils m’ont promis que ce seront eux qui me trouveront un avocat. Ensuite ils m’ont demandé de leur parler de ma situation avec ma famille, je l’ai faite. Ils ont convoqué mon père. J’ai eu droit à une leçon de morale.

Un beau jour, je reçois une convocation du tribunal. La première rencontre avec le juge, ma mère m’a accompagné avec une tante. C’est une prof qui a accepté de venir avec nous. Ne t’habille pas comme ça! Les gens vont penser que tu l’as cherché, patipatata. ça c’est la tante et pourtant ma mère n’a rien dit. J’habite loin du tribunal, arrivées la-bas on attendu pendant des heures sans que personne ne nous demande quoi que ce soit. Le juge sort de son bureau et nous dit que le rdv n’aura pas lieu parce que je n’ai pas d’avocat. Ils ont perdu mon dossier. Ma prof  s’est approchée et lui a demandé gentillement pourquoi est-ce qu’on ne m’a pas prévenu puisqu’ils ont mon numéro de téléphone. Elle s’est mise en colère et lui a dit des trucs pas gentils. J’étais bouleversée, je me suis sentie mal. Même les personnes sur qui je compte donnent la chance à mon agresseur la force de continuer à me faire du mal, puisque de toute façon il est toujours en liberté. On est rentrée.

J’étais découragée comme tout.  Je me sentais tellement mal dans ce village, avec ses gens qui me haissent, je n’arrivais plus à rester chez moi, j’étouffais. Je me suis mise à faire des crises, dès que je me sentais mal, je n’arrivais plus à respirer. C’était mon prof celui qui m’a aidé qui m’aidait. Il avait toujours les bons mots, pour moi c’est mon sauveur. Lorsqe j’ai revu mon assitante je lui ai tout raconté, elle m’a donné un autre dossier et m’a dit qu’il ne faut pas abandonner sinon X sera content et les autres. Mais fallait attendre mes 18ans qui n’était pas loin pour le dater et le signer ensuite le déposer au tribunal. Pour moi il n’était pas question que ça soit moi qui aille déposer le dossier. Le jour j qui m’a paru une éternité, j’ai signé ét daté ensuite je l’ai donné à mon assistante. C’est elle qui l’a emmené au tribunal. Des mois après j’ai eu l’aide juriditionnelle gratuite. Et mon avocate a pris contact avec moi, très gentille.

J’ai reçu une convocation mais elle non, du coup lorsque je recevais un document je le lui disais et si c’est elle, elle me le faisait apprendre. Le rdv s’est bien passé, le juge m’a posé des questions et m’a demandé de lui raconter ce qui s’est passé. X aussi a rencontré le juge. Il a essayé de tout mélanger ce que j’ai raconté, un coup il dit oui c’est lui, un coup non ce n’est pas lui. Beaucoup de personne m’ont conseillé de retirer ma plainte parce qu’il a une femme et un enfant. Mais moi je les emmerde! Je n’ai rien à cirer qu’il ait un ou dix enfants, lorsqu’il m’a violé il était seul et il était conscient de ses actes. Je souhaite qu’il pourrisse en prison, je n’aurais jamais de pitié pour ce genre d’animal. Il n’aura pas de travail apres, je m’en fouds.  

Avant de venir en france il y eu une derniere confrontation mais cette fois il était présent avec son avocate. J’étais trop stressée à l’idée de me retrouver dans la même salle que lui. J’ai refait une crise. Je suis allée avec ma mère, on est devenue très proche, elle aussi veut qu’il soit punnisse.  Il continue toujours à nier mais il a déjà tout avouer, je ne vois pas pourquoi est-ce qu’il nie.

 

Mon père a commencé à discuter avec moi. Mes copines discutent avec moi mais je me bats toute seule. J’ai fini par comprendre que je n’ai pas besoin de compter sur des gens, je ne peux compter que sur moi meme. Certaines personnes pensent que je me la pete parce que je ne discute qu’avec certaines personnes que je juge être sincère. Lorsque je passe dans la rue, on me regarde mais aujourd’hui je sais qu’ils m’envient. Lorsque j’ai eu mon bac il y en a plein qui n’étaient pas content. Ils pensaient peut-être que comme j’ai été violée et que j’était anéantie par tout ça, que je ratterai mon bac. Je l’ai lu dans le regard de certains. Ma mère était inquiète, elle me demandé tout le temps d’arrêter de penser à tout ça. Les études vont plutôt bien mais côté affection, pas de commentaire. Aujourd’hui je suis décidée à ne pas être triste comme hier.

 Il y a quelques jours j’ai reçu un email de mon avocate, elle me dit que le juge veut une autre confrontation en sachant que je ne suis plus la-bas, mon avocate lui a fait la remarque. Elle dit qu’il faut maintenant attendre. Attendre quoi? Je ne sais pas. j’ai porté plainte en 2007 et aujourd’hui on est en 2010. SUPER!!!!


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2 réponses à “Seule mais je continue à me battre”

  1. 12 01 2010
    isabelled.monalisa (16:24:38) :

    le combat va être long, mais lorsque la sentence va tomber tu vas voir le soulagement en toi. et oufffffff ta maman est avec toi, c’est cela le lus important et oui il faut te battre et réussire tes études.
    ton avocate semble bien , c’est déjà beaucoup.
    continue ton combat et courage

    Dernière publication sur le quotidien de la vie et des gifs : DEJA UN AN

  2. 16 01 2010
    véro (11:19:14) :

    bonjour,
    comme le dit Monalia la sentence va te faire du bien même si ca ne te fera pas oublier.
    Courage a toi
    vero

    bon we

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