Procès ?

29062010

Au mois d’avril 2010 j’ai reçu un coup de fil de mes parents. Les gendarmes ont été envoyé par le juge pour continuer l’enquête, ils voulaient des papiers qui prouvent que j’étais bien en cm2 lorsque ça s’est passé et aussi voir les notes que j’ai eu. Mes parents savaient que je n’ai rien gardé depuis 2001. Ils m’ont appelé, ils m’ont demandé si j’avais des bonnes ou mauvaises notes. Je n’ai jamais eu des difficultés scolaires. Ils m’ont demandé le nom de mon instituteur en 2001, je ne m’en souviens plus.
J’ai vraiment le sentiment d’être poursuivie, il n y a pas de répits. Pourquoi mon agresseur a avoué son crime et pourquoi c’est moi qui m’en prends en pleine figure, franchement je ne comprends pas. Quelque temps après mon avocate m’annonce qu’elle ne s’occupera plus de mon affaire parce qu’elle allait quitter Mayotte définitivement. Je viens d’avoir une nouvelle avocate, je n’ai toujours pas de nouvelle d’elle, j’ai demandé à ce qu’elle fixe un Rdv pour cet été, toujours rien jusqu’à maintenant. J’ai validé mon année je passe en deuxième année, c’est déjà positive.
En ce moment je suis en vacances au nord de la France, je suis bien contente de ne plus penser à tout ça mais je sais que je vais bientôt rentrer pour continuer mes vacances à Mayotte et il faudrait que je sois forte.




Loin de mon pays

23012010

Je suis loin de mon pays, ma famille me manque mais m’éloigner de mon ile m’a permis de prendre du recule.
ça m’a permis de voir les choses autrement que lorsque j’étais dans l’ile. Je réussis peu à peu à me défendre
contre les gens mauvais parce que depuis longtemps je me suis toujours laisser faire. Qu’on me maltraite, aujourd’hui
je dis non! Non parce que je sais maintenant que j’existe, que je suis quelqu’un, que j’ai le droit d’être heureuse.
ce qui me fait peur et que je redoute par dessus tout c’est l’idée de rentrer à Mayotte. Vu que le procès n’a pas encore eu lieu
et je ne sais quand ça va se passer. Je suis sure et certaine que je le reverrai. Je ne le supporterai pas, je n’ai pas du tout envie de le revoir.
D’un côté j’ai envie de rentrer pour les vacances pour revoir ma petite maman et mes soeurs et frères, ma famille.
Et aussi pour les plages, le soleil, les arbres…tout cela me manque beaucoup!




Seule mais je continue à me battre

12012010

Le tribunal m’a envoyé une lettre qui dit que j’ai le statut de victime et que maintenant, il faut que je me trouve un avocat. J’ai droit à l’aide juridictionnelle puisque je ne travaille pas. C’est un autre combat. Ma psychologue m’a conseillé d’aller voir une association  qui aide les victimes dans leur démarche, c’était de la merde. J’y suis allée toute seule. Ils ont pris mes coordonnées, ils m’ont promis que ce seront eux qui me trouveront un avocat. Ensuite ils m’ont demandé de leur parler de ma situation avec ma famille, je l’ai faite. Ils ont convoqué mon père. J’ai eu droit à une leçon de morale.

Un beau jour, je reçois une convocation du tribunal. La première rencontre avec le juge, ma mère m’a accompagné avec une tante. C’est une prof qui a accepté de venir avec nous. Ne t’habille pas comme ça! Les gens vont penser que tu l’as cherché, patipatata. ça c’est la tante et pourtant ma mère n’a rien dit. J’habite loin du tribunal, arrivées la-bas on attendu pendant des heures sans que personne ne nous demande quoi que ce soit. Le juge sort de son bureau et nous dit que le rdv n’aura pas lieu parce que je n’ai pas d’avocat. Ils ont perdu mon dossier. Ma prof  s’est approchée et lui a demandé gentillement pourquoi est-ce qu’on ne m’a pas prévenu puisqu’ils ont mon numéro de téléphone. Elle s’est mise en colère et lui a dit des trucs pas gentils. J’étais bouleversée, je me suis sentie mal. Même les personnes sur qui je compte donnent la chance à mon agresseur la force de continuer à me faire du mal, puisque de toute façon il est toujours en liberté. On est rentrée.

J’étais découragée comme tout.  Je me sentais tellement mal dans ce village, avec ses gens qui me haissent, je n’arrivais plus à rester chez moi, j’étouffais. Je me suis mise à faire des crises, dès que je me sentais mal, je n’arrivais plus à respirer. C’était mon prof celui qui m’a aidé qui m’aidait. Il avait toujours les bons mots, pour moi c’est mon sauveur. Lorsqe j’ai revu mon assitante je lui ai tout raconté, elle m’a donné un autre dossier et m’a dit qu’il ne faut pas abandonner sinon X sera content et les autres. Mais fallait attendre mes 18ans qui n’était pas loin pour le dater et le signer ensuite le déposer au tribunal. Pour moi il n’était pas question que ça soit moi qui aille déposer le dossier. Le jour j qui m’a paru une éternité, j’ai signé ét daté ensuite je l’ai donné à mon assistante. C’est elle qui l’a emmené au tribunal. Des mois après j’ai eu l’aide juriditionnelle gratuite. Et mon avocate a pris contact avec moi, très gentille.

J’ai reçu une convocation mais elle non, du coup lorsque je recevais un document je le lui disais et si c’est elle, elle me le faisait apprendre. Le rdv s’est bien passé, le juge m’a posé des questions et m’a demandé de lui raconter ce qui s’est passé. X aussi a rencontré le juge. Il a essayé de tout mélanger ce que j’ai raconté, un coup il dit oui c’est lui, un coup non ce n’est pas lui. Beaucoup de personne m’ont conseillé de retirer ma plainte parce qu’il a une femme et un enfant. Mais moi je les emmerde! Je n’ai rien à cirer qu’il ait un ou dix enfants, lorsqu’il m’a violé il était seul et il était conscient de ses actes. Je souhaite qu’il pourrisse en prison, je n’aurais jamais de pitié pour ce genre d’animal. Il n’aura pas de travail apres, je m’en fouds.  

Avant de venir en france il y eu une derniere confrontation mais cette fois il était présent avec son avocate. J’étais trop stressée à l’idée de me retrouver dans la même salle que lui. J’ai refait une crise. Je suis allée avec ma mère, on est devenue très proche, elle aussi veut qu’il soit punnisse.  Il continue toujours à nier mais il a déjà tout avouer, je ne vois pas pourquoi est-ce qu’il nie.

 

Mon père a commencé à discuter avec moi. Mes copines discutent avec moi mais je me bats toute seule. J’ai fini par comprendre que je n’ai pas besoin de compter sur des gens, je ne peux compter que sur moi meme. Certaines personnes pensent que je me la pete parce que je ne discute qu’avec certaines personnes que je juge être sincère. Lorsque je passe dans la rue, on me regarde mais aujourd’hui je sais qu’ils m’envient. Lorsque j’ai eu mon bac il y en a plein qui n’étaient pas content. Ils pensaient peut-être que comme j’ai été violée et que j’était anéantie par tout ça, que je ratterai mon bac. Je l’ai lu dans le regard de certains. Ma mère était inquiète, elle me demandé tout le temps d’arrêter de penser à tout ça. Les études vont plutôt bien mais côté affection, pas de commentaire. Aujourd’hui je suis décidée à ne pas être triste comme hier.

 Il y a quelques jours j’ai reçu un email de mon avocate, elle me dit que le juge veut une autre confrontation en sachant que je ne suis plus la-bas, mon avocate lui a fait la remarque. Elle dit qu’il faut maintenant attendre. Attendre quoi? Je ne sais pas. j’ai porté plainte en 2007 et aujourd’hui on est en 2010. SUPER!!!!




L’abandon

11012010

   Le juge a demandé que je sois examinée par un gynécologue, j’y suis allée avec le gendarme qui s’occupe de mon affaire. J’ai été obligée d’écarter mes cuisses pour que le gynécologue puisse introduire quelque chose pour voir si je suis toujours vierge et s’il reste  une trace .C’était humiliant pour moi et en plus ça faisait mal. Il a bien vu qu’il y a des traces mais qu’on ne peut pas les dater. Ensuite j’ai vu un psychiatre pour voir  si je ne suis pas folle. Ensuite un psychanalyse pour voir je ne si je suis intelligente ou  pas. 

  

  X était en liberté, il travaillait, avait une voiture, il m’a tout pris. Mon père ne discutait toujours pas avec moi, dès qu’il avait une information, il le disait à son ami. Un soir en rentrant chez moi, j’ai croisé le frère de  X dans la rue, il m’a insulté. 

- Ah c’est toi que mon frère a baisé ! m’a-t-il dit. 

  Il a commencé à m’insulté, je ne me suis pas arrêtée j’ai continué mon chemin. Ça m’a fait mal, j’ai l’impression d’être un déchet que tout le monde maltraite comme si je n’ai pas de sentiment.  Un autre jour j’ai croisé l’oncle de X. 

 -Tu es sûr que c’est lui t’as violé ? Alors est-ce qu’il t’a fait mal ? Tu es sûr ? Moi aussi je l’ai déjà fait à plusieurs personnes et pourtant elles n’ont pas porté plainte. Arrête, tu vas lui gâcher la vie. Il n’aura plus de boulot après la prison. 

 

  Et moi alors ? Il m’a gâché la vie, je n’ai plus de vie, je me sens toujours mal, tous les jours. Même s’il va en tôle ça ne changera rien, j’aurai toujours le mal être. En me violant il a pris la petite lueur qui me restait encore après mon premier viol. Je me suis toujours demandée ce que j’ai fait pour mériter tant de souffrance. Je me dis que je suis maudite. 

 Avant je me disais que c’est de ma faute s’il m’a violé,, c’est parce je suis une fille. Je me faisais beaucoup de mal. 

 Je ne m’aimais pas, maintenant que je veux manger et que je veux reprendre confiance en moi pour pouvoir m’aimer, je n’y arrive pas. 

 X aussi a vu un psychiatre, et une psychanalyse. Ils disent qu’il a une mentalité médiocre mais qu’il est responsable de son acte. 

Je le déteste tellement ! 

 

    Pendant des semaines je n’ai pas revu mes copines, elles ne passent plus chez moi, alors que c’est à ce moment là que j’avais besoin de soutient, de câlins,  qu’on me serre fort pour me calmer ma douleur. C’est ça qui me manque, je n’ai pas d’affection. 

 Même avec mon ex, il ne me prenait pas dans ses bras. 

J’ai toujours ce besoin, qu’on prenne soin de moi mais malheureusement personne ne le fais jusqu’à maintenant, ni amis, ni petit ami. Je suis seule. 

J’ai toujours l’impression que j’ai fait quelque chose  pour mériter tout cela c’est pour ça que je me faisais du mal. 

 

  J’ai toujours peur lorsque je passe dans la rue, qu’on me dévisage, que je suis un miroir où on peut lire mes secret. 

  Avec ma psychologue elle ne voulait pas qu’on parle de ce qui s’est  passé alors que c’est ce dont j’ai besoin. Parler du passé pour pouvoir fermer la blessure. 

Me retrouver toute seule pour mener ce combat, ça ouvre encore plus la blessure. X continuait à habiter dans mon quartier, à me harceler, la justice n’a rien fait. J’allais plusieurs fois à la gendarmerie pour les prévenir, ils me disent qu’ils iront le voir et le deuxième jour je le revoyais. Je me rappelle une fois, je suis allée voir le gendarme, il m’a dit que c’est parce que ça s’est passé il y a longtemps c’est pour cela qu’il est en liberté. Je suis partie, arrivée dehors, je me suis effondrée, j’ai pleuré de toutes les larmes de mon corps. Je suis vraiment seule. Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter de souffrir ? Naître pour souffrir, ça n’en vaut pas la peine. Ils méritent tous de crever ces violeurs, qu’on leur coupe leur queue. 

 Il m’a condamné à porter ce fardeau. Je me sentais sale, je me détestée mais en même temps j’avais envie que quelqu’un me serre dans ses bras. 

 Dans mon prochain article je vous parlerez de ma relation avec les hommes. 

 

  




La confrontation

11012010

     Mon père continuait à ne pas m’adresser la parole, je lui disais bonjour il ne me répondait pas. Il fesait comme s’il ne me connaissait pas, c’était insupportable. Ces soeurs m’évitaient comme si je portais la peste sur moi, je m’en foutais un peu mais c’était plus le cas de mon père qui m’exaspèrais. J’ai fait la remarque à ma mère, elle ne savait pas quoi répondre. Des fois elle essayait quand même de discuter avec moi, en me disant que c’est la vie, il arrive des choses dont on ne s’attend pas et maintenant il faut oublier. Oh petite maman, si seulement tu savais que ces genres d’évenement on ne peut pas les jeter à la poubelle et tourner la page. Je lui ai dit que je préfèrais en parler plûtot que d’oublier, elle m’a dit qu’elle souffrait beaucoup et qu’elle ne peut pas en parler, c’est comme si c’était elle qui avait subi l’agression.

      Le jour de la confrontation la femme de X était venue avec son bébé, elle avait raconté au gendarme qu’elle me connaissait et qu’elle fesait partie de la famille. Le gendarme m’avait demané ce que je voulait, moi ce qui m’importait c’était de ne plus voir le salopard dans roder autour de moi. Je lui répondu que je ne veux plus le revoir et il m’a expliqué comment aller se passer la confrontation, . Je lui ai demandé si j’étais obligée de le regarder en face. Il m’a dit que non et qu’il lui interdirait de me regarder. Lorsqu’on est entré dans la salle, je l’ai regardé , c’était la première fois qe je le regardais vraiment. Il pleurait comme un enfant, j’était dégouttée par ce que je voyais. Il n’arrivait pas à avaler sa salive. Il a relevé la tête pour me regarder, le gendarme le lui a interdit. Le gendarme était derrière son bureau nous était en face de lui. Il a commencé à nous poser des questions. X dit que c’es vrai qu’il m’a violé. ça me fesait bisarre de l’entendre dire que c’est vrai qu’il a abusé de moi. Là en écrivant je pleure, je revis tous ces évenement. Il nie le fait qu’il avait 18ans lors de l’agression alors que j’ai dit que j’avais 11ans. On m’a reposé la question. Et aussi sur le fait qu’il m’a pénètré qu’une fois alors qu’il m’a torturé pendant un lng moment. Lorsque j’étais sortie de la salle où avait eu lieu la confrontation, la femme de X s’est approchée de moi, elle m’a fusillée du regard, le gendarme lui a crié dessus. Il lui a dit que si elle doit s’en prendre à quelqu’un , c’est sur son mari.

      Lorsque je suis rentrée à la maison j’ai toutnté à ma mère. Elle au moins me croyait. Dans mon prochain article, je vous raconterez les examens que j’ai subi.




La vérité et la réaction

10012010

Après lui avoir dit que j’ai été violé par l’ami de mon père. Il a été très sympa avec moi. C’est le seul homme en qui j’ai vraiment confiance, un très bon ami. Il m’a dit qu’il était obligé de prévenir l’assistante sociale. J’avais très peur de ce qui allait se produire. J’ai révélé le secret à mes cousines. Elles avaient peur de mon père, de ce qu’il ferait lorsqu’il l’apprendrait. J’avais peur que mon père me chasse de chez lui lorsqu’il l’apprendrai. Mon agresseur s’approchait de plus en plus de moi, comme s’il voulait recommencer. Une seule idée m’est venue, tout arrêter en me suicidant, heureusement que mon prof était là pour me soutenir. Mes copines m’ont dit que lorsque mon père apprendront la vérité elles ne passeront plus chez moi. Un soir j’étais allée chez une tante et je lui ai tout raconté, elle m’a demandé: pourquoi est-ce qu’il n’est pas venu demander ta main à ta mère? Comme si le viol est légitime. J’ai compris que ça allait mal se passer. J’ai raconté l’histoire à ma grande soeur et elle a prévenu ma mère le jour même où l’assistante devait passer à la maison. J’était au lycée, j’étais morte de peur. Je ne voulais pas rentrer à la maison.

Ma mère l’a bien prise, elle regrette que j’ai gardé tout cela pour moi pendant toutes ses années et en plus elle continuait à parler avec mon bourreau. Alors que mon père l’a très mal prise, il m’a posé plein de questions pour savoir si je ne mentais pas. Si je n’ai pas couché avec quelqu’un d’autre et qu’ensuite je rejette la faute à son ami. Il niait tout, que je mentais et bien sûr mon père l’a cru. A aucun moment je n’ai parlé de l’agression de ma tante, déjà qu’avec celle-ci on ne me crois pas. Une semaine après tout le village était au courant, j’étais devenu un animal rare que tout le monde regardait. Mes copines m’ont lâché. Je me suis retrouvée toute seule. Mon père ne voulait pas porter plainte il continuait à fréquenter son ami en publique. C’était le comble et ma mère était soumise, elle écoutait son mari.

Mon père ne m’adressait plus la parole, il me fesait la tête, ma petite soeur me rendait la vie impossible. J’en avais marre marre, je continuais à m’évanouir en classe, je ne mangeais pas. L’assistante m’a prise un rdv avec une psychologue. J ‘y allais une fois par semaine. Mon agresseur continuait à m’intimider, je ne sortais plus,j’avais peur qu’il ne recommence. On parlait de moi haut et fort lorsque je passe dans la rue, que ça soit les femmes ou les hommes. J’étais la coupable, personne auparavant n’a osé parler de ces genre de truc. La famille de X disait à tou le monde que ce n’est pas vrai ce que je raconte, ils déformaient tout ce que j’ai dit. Un soir ma mère a croisé X, il a essayé de s’expliquer en déformant l’histoire tout en tremblant.

L’assistante avait fait un signalement mais elle ne pouvait pas porter plainte mais moi je ne le savais pas je pensais que c’était déjà fait et j’ai attendu pendant 8 longs mois en souffrant à cause de ma famille qui me rendait la vie impossible, à cause de mes copines qui m’ont abandonné, à cause de mon X qui continuait à m’intimider et à sympatiser avec mon père. Ma mère était plûtot réservée, elle souffrait beaucoup mais elle ne savait pass quoi faire. Elle me disait d’oublier, facile à dire plûtot qu’à faire. Je me souviens un jour, c’était un vendredi, je suis passée voir l’assistante et là elle me dit qu’elle n’a pas porté plainte, que c’est à mes parents de le faire. J’ai pleuré en classe pendant deux longues heures. Ma vie était fini, j’avais 17ans, fallait que j’attende mes 18ans qui était encore loin. Je n’en pouvais plus, je suis allée à la ge,darmerie et j’ai demandé si c’était possible que je porte plainte si personne ne veut le faire pour moi. Ils m’ont di oui et qu’il fallait que j’emmene ma pièce d’identité. J’ai demandé à un prof de m’accopagner, on est allée le vendredi d’après, ça s’est bien passé sauf lorsque le gendarme m’a annoncé que mes parents seront convoqués parce que je suis mineure. La galère!

Lorsqu’ils ont été convoqués, ma mère était plûtot soulagée, mais quant à mon père, il était furieux, il m’a crié dessus en me disant que c’était une mauvaise idée que d’avoir porté plainte. Qu’il était sûr qu’il a des gens derrière moi qui me manipule. Je n’ai rien dit. L’enquête a été ouverte, X a pris la fuite. Les gendarmes ont lancé un avis de recherche contre lui, j’avais peur qu’il m’enlève ou quelque chose de ce genre. En fait c’est sa famille qui l’a caché, lorsqu’il a été trouvé, il a tout avoué et même, il adonné des détails que moi même je ne m’en souviens pas. J’ai été appelée, il y a eu une confrontation, il dit que c’est vrai qu’il a abusé de moi mais qu’il m’a pénètré qu’une fois c’était alors que ce n’est pas vrai, il m’a violé pendant un long moment. Maintennt que j’ai porté plainte on ne parle plus de moi enfin du moins lorsque je passe ils se taisent et c’est tant mieux. En portant plainte c’est comme si je me suis libérée d’un grand poids. Je me sentais un peu vivante.

Mon père a su que son ami lui a raconté des bobards mais je savais que les gens le soutenaient.




Briser le silence

10012010

   Après mon viol, j’ai commencé à m’enfermer dans ma petite bulle. Je dormais beaucoup pour fuir la réalité, j’étais au collège, je n’avais pas d’amis. J’agressais tous les garçons qui s’approcher de moi, je me détestais à un point où je n’osais plus me regarder dans une glace. Je grandissais mais dans ma tête je suis restée cette petite fille de 11ans, encore pour mon premier viol j’étais petite et ça ne m’a pas trop affecté mais le duxième a tout ravagé en moi. Je n’avais plus goût à la vie, j’étais devenue un robot, je marche, je souris, mais c’étais mon corps qui fesait tout cela, je n’étais plus dans mon corps. Lorsque je me retrouve toute seule je pleurais beaucoup. Mon lit étais mon refuge. Arrivée en troisième je n’en pouvais plus, je délirais, je fesais tout le temps des cauchemars où on me viole encore et encore. Au bout d’un certain temps même si je ne dors pas je voyais qu’on me torturait, c’est devenu insupportable. Toutes les personnes qui étaient méchants avec moi, je les voyaient me violer.

   Mon agresseur s’est approché de la famille, il a sympatisé avec mon père et ils sont devenu ami. Je le voyais tous les jours lorsque je vais chercher le bus à 5 heure du matin et lorsque je rentre à la maison. Et à chaque fois il essaie de m’intimidée. Mes parents n’ont rien vu. Mon père l’a aidé à se trouver une femme, il travaillé. Il est devenu pratiquant, pour moi c’était le compble. Le jour de son mariage, j’ai été obligée d’y assister, on s’est retrouvé face à face. C’était l’horreur! Il me violait avec son regard. Je me suis sentie mal, j’ai beaucoup pleuré.

    Arrivée au lycée je n’arrivais plus à garder tout cela en moi, je tenais un journal intime mais au bout d’un certain temps il ne me satisfesait plus . J’ai perdu ma foi, je ne crois plus en dieu. J’étais devenue suicidaire, je voulais tout en finir, toutes ces souffrances. Trois cousines sont devenues amies avec moi. J’avais tellement envie d’en parler mais j’avais peur, vu qu’il s’est approché de la famille et qu’il manipulera mes parents. J’ai décidé de ne plus mangé, je fesais des dépressions. Au bout d’un moment je suis tombée dans les pommes en classe. Personne ne comprenait pourquoi. J’avais un professeur, il était très gentil, il parlait tout le temps des femmes qui se font violées, cela me mettait mal à l’aise. A un moment j’ai senti que c’est à lui à qui je devrais me confier mais j’avais peur qu’il en parle. Tout le temps peur, mal de ventre tous les jours. Toutes les semaines j’écrivais des lettres adressé à lui mais dès que j’arrivais devant lui, je n’osais pas. Je m’évanouissait de plus en plus,dès que j’y pensait je n’arrivais plus à respirer, je paniquais et pluf dans les pommes. Un jour un journal intime a été ouvert dans le lycée et je me suis demandée si je me confier à ce journal est-ce qu’ils avaient le droit de prevenir mes parents. J’ai demandé au prof en lui disant que si c’est une amie qui le fesait, il a compris que c’était moi. Je me suis piègée. C’est la prmière personne qui a découvert ce que j’endure mais je lui ai parl que de mon deuxième viol.




La nature serait plus généreuse que les hommes

9012010

Il faut de tout pour créer la nature et la mienne est drolement belle!

Mon ile est magnifique!  paysagele coucher du soleilvue sur mernature  les oiseaux sauvages les makis bleue.jpgchoungi1.jpgvuesurlilot2.jpg  vuesurlaplage.jpg les coraux l'étoile de mer




Une vie marquée par la souffrance

8012010

   le coucher du soleilCe coucher de soleil me ressemble, c’est beau et triste

 Tout commence à l’âge de 6ans, ma  tante aimait bien venir me chercher pour m’emmener chez elle.On voyageait souvent ensemble. Elle n’avait pas encore d’enfant et mon oncle était un ivrogne. La nuit lorsqu’on dormait elle me caresser ma partie intime, je n’étais qu’une petite fille je ne comprenais rien.

    Un jour, je pense que c’était un vendredi mon oncle était partie au boulot, on s’est enfermée dans la maison dans le noir. Elle s’est déshabillée, c’était la première fois de ma vie que je voyais une femme nue. Elle m’a ordonné de faire la même chose. Ensuite elle a étendu une serviette par terre. Elle m’a frotté contre elle, ça piqué, elle me faisait mal. Apres cela je refusais de la suivre lorsqu’elle venait me chercher, je savais déjà ce qui m’attendait.

     Le destin me reservait beaucoup de surprise, elle n’avait pas arrêté de s’acharner sur moi parce que des année plus tard c’est l’horreur qui m’attendait.  J’avais 11ans, je n’étais qu’une petite fille, j’étais toute mince et je le suis toujours. Il avait 18ans, il habite dans mon quartier même aujoud’hui.       

     On habitait à côté de la campagne, on aimait bien avec mes peti  ts freres et soeurs allaient jouer au cache cache derriere la cloture de notre maisson où se trouvait de grands arbres. On a joué et en rentrant, X a surgit et il nous a dit qu’on a oublié quelque chose là où on a joué et que les autres iront chercher l’objet pendant que moi et lui nous les attendions, sans réflèchir on a accepté. Les autres étaient partis et  c’est là où X m’a demandé de faire l’amour avec lui. Je lui ai dit non. Pour lui oui ou non c’était la même chose. Il m’a allongé sur l’herbe , il était plus fort que moi.il est monté sur moi et à ouvert sa braguette. Il m’a pénetrait de toute ses forces, ça bloquait. Je n’arrivais plus à respirer, je ne savais plus où est-ce que j’étais, le monde s’écroulait sur moi. Il continuait, il me caressait de partout, je n’arrivais plus à respirer. Je saignais, il continuait toujours, il respirait tres vite. La douleur était insupportable, je la sentait dans ma tête. Lorsqu’il a éjaculé il m’a laissé là et il est parti.

     Ils m’ont forcé,je n’ai rien pu faire, j’étai restée spectatrice de mon viol.Je n’ai même pas eu la force de crier.Dans ma tête je me sens sale, ils m’ont laissé leur trace à jamais.J’ai tellement mal. Même si ça remonte à quelques années, j’ai encore cette douleur enfouillie en moi.Parce que je les voyais tous les jours et je n’ai pas oser parler, tellement j’avais peur et honte.Encore plus honte lorsque c’est une femme, j’étais dégouttée de mon corps,je suis tres mince.on me dit souvent que j’ai un beau corps mais j’y crois pas un seul mot, je déteste mon corps parce qu’il m’a apporté que de la douleur.Je n’ai pas eu de soutient, rejeté par tous, je me suis retrouvée toute seule livrée à moi même.Se battre toute seule.

 Qui en a la force?

      C’est dur, même très dur!

   J’ai quand même décidé de vous raconter mes souffrances. Certains personnes sont mauvais, ils ne se rendent pas compte de ce qu’ils ont pris à cette petite fille: sa joie de petite fille, ils lui ont privé de jeux, d’amis, de rêves, je n’ai pas de rêves,je n’attends rien de la vie.

   Elle ne m’a donné que souffrance! Je ne crois pas à l’amour, c’est un conte de fée c’est tout!




Visiteurs

7012010

Bienvenue dans mon blog, destinéà toutes et celles qui ont été agressés.

Et à ceux qui ont envie de nous aider!

On n’a pas besoin des personnes qui ne veulent que du mal aux autres.

Je les bannis!

 







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